Titre

Comment l’analyse économique peut-elle aider à traiter l’érosion de la biodiversité ?

Sous Titre
Economic Focus
Auteurs
Nom du fichier
septembre 2009
Description

Co-auteur : Gabrielle Moineville

 

Aujourd’hui, la protection de la biodiversité est considérée comme le second enjeu environnemental mondial après le réchauffement climatique.


L’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire, étude mondiale lancée en 2001 à l’initiative des Nations unies, a pour objectifs d’évaluer les conséquences d’une dégradation des écosystèmes sur le bien-être humain et d’établir les connaissances scientifiques nécessaires pour mettre en œuvre des actions de préservation. Cette étude a mis en lumière deux points fondamentaux :

  • L’importance considérable des "services rendus" aux sociétés humaines par les écosystèmes,
  • La dégradation massive et croissante d’origine anthropique subie par ces écosystèmes.

Cet apparent paradoxe est classique en économie de l'environnement. Il naît de l'écart entre un intérêt commun à préserver un bien public et des incitations individuelles à le surexploiter.


En d'autres termes, les activités humaines sont à l'origine d'effets externes négatifs qui ne sont pas intégrés dans les calculs économiques des acteurs car, d’une part ces coûts n’ont pas toujours une valeur monétaire et, d’autre part parce qu’ils ne sont pas supportés par les acteurs qui les ont générés.


D’un point de vue économique, pour espérer modifier les comportements et réduire le rythme de destruction de la biodiversité, il est indispensable de révéler ces coûts en leur donnant une valeur monétaire et de les rattacher aux décisions de production et de consommation de tous les agents économiques. La biodiversité pose donc un double défi à l’économiste :

  • Révéler les coûts associés à l’érosion de la biodiversité en leur donnant une valeur monétaire.
  • Rattacher ces coûts aux décisions de production et consommation responsables de cette érosion.

L’article présente les éléments de réponse à ces deux questions et souligne les besoins actuels de consolidation de l’approche économique.