La direction Concurrence de la Commission européenne publiera dans les prochaines semaines un document d'orientation portant sur la quantification du préjudice relatif à des infractions au droit de la concurrence (abus de position dominante et entente). Une première version de ce document a déjà fait l'objet d'une consultation publique. Selon les termes de la Commission, le futur document d'orientation a pour objet "d'offrir une aide aux juridictions et aux parties engagées dans des actions en dommages et intérêts en diffusant plus largement les informations utiles à la quantification du préjudice causé par des infractions aux règles de l'UE concernant les ententes et les abus de position dominante".
Toute personne morale ou tout citoyen européen qui aurait eu à souffrir d'une pratique contraire aux règles du droit de la concurrence européen peut se tourner vers la juridiction appropriée pour demander une réparation de son préjudice. Il lui faudra pour cela prouver que l'entreprise en question a bien commis une faute, qu'il a bien subi un dommage et enfin démontrer qu'il existe un lien de causalité entre la faute alléguée et le dommage subi. C'est ainsi qu'un fabricant d'avion peut se retourner contre ses fournisseurs de tôles en acier s'il soupçonne que ces derniers se sont entendus lors des appels d'offres pour augmenter les prix pratiqués en se répartissant les marchés. Un nouvel entrant sur le marché du générique d'un médicament peut se retourner contre le laboratoire producteur du médicament princeps s'il s'avère que ce dernier a réussi à l'évincer du marché en obligeant ses clients à acheter son générique contre l'octroi de remises sur un médicament toujours protégé. Un simple citoyen ayant acheté un écran plat peut aussi se retourner contre les principales entreprises du marché, qui ont été sanctionnées par la Commission européenne pour une entente sur les prix, les volumes et les capacités de production entre 2001 et 2006. Le document de la Commission européenne vise explicitement à encourager les victimes à demander réparation.
Cet article a pour objet de présenter les motivations, le contenu et les insuffisances de cette initiative. La section 1 rappelle la volonté des autorités de concurrence d'encourager les demandes en réparation et discute les justifications potentielles de ce volontarisme. La section 2 présente le contenu du document d'orientation de la Commission et la façon dont il peut accompagner les démarches d'évaluation du préjudice. La section 3 rappelle les obstacles qui subsistent pour assurer l'efficacité et la généralisation des procédures de demande en réparation.
Corrélation, régression multiple, variable explicative, test de significativité, biais de sélection, autocorrélation des résidus, etc. Que de termes barbares qui ne manqueront pas de laisser perplexes les praticiens du droit de la concurrence !
Pourquoi certaines unités, au sein d’une entreprise, d’un réseau d’agences publiques, ou d’un secteur entier de production, génèrent-elles des coûts plus élevés que d’autres ? Quelles sont les unités les plus efficaces, selon des critères propres à chaque secteur ? Comment identifier les leviers...
This paper claims that investors dislike political uncertainty about future policies and value stability in the political environment. We test the validity of this hypothesis by first studying variations in equity flows from global investment funds to emerging markets in periods surrounding elections.